La jeune fille à la fenêtre - Présentation CD

Concert-spectacle et Conversation d’après-concert : «…semez les fleurs et les étoiles…».
Création et restauration musicale : retrouver la lumière d’une œuvre éteinte.

Le Senghor offre un nouvel écrin contemporain à une œuvre lyrique muette depuis près d’un siècle : La jeune fille à la fenêtre est un monodrame pour mezzo, harpe, hautbois, cor et cordes du compositeur belge Eugène Samuel-Holeman (1863-1942) dont on redécouvre aujourd’hui tout l’imaginaire musical développé au cœur du milieu symboliste de la fin du XIXe siècle. Sur un texte de Camille Lemonnier, La jeune fille à la fenêtre naît vers 1900 dans l’entourage de Maeterlinck, du peintre Degouve De Nuncques et de la célèbre mezzo française Jane Bathori qui en fut la plus ardente promotrice. Après sa création à Bruxelles en 1905, et ses diverses reprises à la Monnaie vingt ans plus tard, elle a aussi été souvent donnée dans les années 1910 à Paris, avant de rejoindre les méandres oubliés de l’histoire de la musique, éclipsée entre les constellations de Debussy et de Schoenberg, et aujourd’hui nouveau témoin éclatant d’une époque en quête d’un renouvellement du langage musical et des formes de théâtre chanté.


La sortie CD a été saluée par la critique :
« Ce qui était ainsi jusqu’à présent oublié du monde musical, cet album somptueusement produit, dont le
livret est enrichi de belles reproductions et de textes multilingues, le révèle clairement et de manière
presque effrayante (...)

La jeune fille à la fenêtre” (1904) est ciselée de manière filigrane comme de la dentelle de Bruxelles, et
cela avec un pouvoir de suggestion infini (...)
Les interprétations sont excellentes à tous les niveaux. Nous avons ici affaire à une sortie CD formidable
et extrêmement précieuse.
»


Burkhard Schäfer, Musik und Theater, janvier 2020


« On n’est pas loin de l’atmosphère de Pelléas et Mélisande, ni d’Erwartung de Schoenberg, y compris du
point de vue musical, Samuel-Holeman n’hésitant pas à noyer la tonalité dans une brume languide et
douloureuse. La voix est constamment en mode récitatif expressif. La partie instrumentale refuse toute emphase.
Pauline Claes, lyrique mais sobre, gère au mieux la prosodie assez difficile de la partition. Thomas Van
Haeperen et l’ensemble Sturm und Klang lui dressent un écrin précieux. Un compositeur à redécouvrir.
»


Jacques Bonnaure, Classica (5 étoiles), février 2020


« Samuel-Holeman avait le projet de travailler la voix vers la « matérialité de l’émotion ». Celle de la
mezzo-soprano Pauline Claes le lui rend particulièrement bien, déployant un éventail de ces émotions
allant de l’intime au drame avec une touchante authenticité. La musique s’apparente ici au genre de
l’opéra, en ce sens qu’elle incarne dramatiquement la voix du texte. Le piano de Mathias Lecomte se fait
littéralement poème : l’inouï nous parvient avec grâce sans que nous puissions en connaître
véritablement ni la provenance ni la destination. Cette transcendance repose sur un travail d’orfèvre
dirigé de mains de maître par Thomas Van Haeperen. Sous sa baguette, l’ensemble Sturm und Klang
dévoile délicatement l’esthétique du compositeur. Celle-ci s’inscrit dans la veine symboliste où la
musique se fait l’écho des rythmes, des couleurs et des mélodies intrinsèques aux mots. Chaque son,
chaque inflexion musicale, chaque nuance sont traités avec l’élégance et l’extrême minutie
caractéristiques des œuvres de dentelles. Derrière elles, se lit la patience, vertu des belles âmes faites
musique.
»


Clara Inglese, Crescendo Magazine, octobre 2019

Plus d'informations sur le label "Musique en Wallonie" et sur la page spécialement dédiée à cet effet sur notre site.

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